samedi 12 septembre
À L’Ébauche
16h
Landscaper
ici même, à ciel ouvert
Danse et musique / 40 min / Man’ok & Cie
Dans Landscaper – ici même, à ciel ouvert, l’espace n’est pas le décor mais l’origine de la performance.
Sayoko Onishi et Emmanuel Fleitz cherchent dans une démarche intime avec le lieu choisi, des résonances avec leurs disciplines pour composer un moment unique mêlant la danse et la musique au paysage.
Le spectacle questionne l’humain dans son environnement.
Comment ce dernier peut influencer notre histoire ?
Comment peut-on faire voyager les paysages à travers la danse et la musique ?
Chorégraphie & danse : Sayoko ONSIHI
Composition & contrebasse : Emmanuel FLEITZ
Parcours Sayoko Onishi et Emmanuel Fleix
Le Duo
Sayoko Onishi et Emmanuel Fleitz forment un duo intense au cœur de Man’ok & Cie : une rencontre entre des cultures, des langages, des univers, des corps et des individus.
Le duo nourrit un dialogue constant entre musique et danse, avec une influence mutuelle de l’une sur l’autre – et vice versa –, consciente ou inconsciente.
Ainsi, le corps peut suivre son mouvement conducteur et la contrebasse ses propres sonorités, indépendamment et conjointement, dans des jeux contrastés, calmes ou chaotiques, offrant des lectures simultanées de l’instant.
Ce dialogue peut se multiplier jusqu’à devenir un corps à corps sonore.
Depuis leur première rencontre en 2009, le duo produit régulièrement des performances (Move Art Two Experience) et a créé une dizaine de spectacles aux registres et aux thèmes variés : la rencontre de deux animaux étrangers pour le jeune public (Namakemono et Namakemono Doux Doudou) ; l’humain dans son environnement (Landscaper – Ici même à ciel ouvert, Landscaper X) ; la guerre et les migrations (Eudoxie, Eudoxie X, Eden #3) ; les fantômes (Kwaïdan) ; la mémoire du lieu (Vu, revu & transformé).
Sayoko Onishi
Danseuse bouleversante, maître en butô, Sayoko développe un langage chorégraphique inscrit dans cette discipline née au Japon consécutivement à la Seconde Guerre mondiale.
Elle a suivi une formation auprès des grands maîtres – Yoshito Ohno, Yamada Ipei, Hironobu Oikawa… Soliste, elle a aussi dansé dans des compagnies européennes marquantes.
Aujourd’hui, elle dirige une école de danse à Ruvo, en Italie, où elle transmet sa méthode, le New Butoh.
Emmanuel Fleix
Musicien charnel au jeu animal, compositeur, Emmanuel cherche dans l’intimité de son laboratoire un langage élaboré à partir de confrontations d’idées et de propos musicaux, de mots, de mouvements, de matières et de lumières.
Sa contrebasse investit tout espace, intérieur comme extérieur, tout lieu, conventionnel ou insolite.
En 2000, il crée Man’ok & Cie.
Man’ok & Cie
Depuis une trentaine d’années, Man’ok & Cie propose des projets originaux, expérimentaux et innovants, liant la musique aux autres disciplines artistiques : théâtre, danse, performances, déambulations, vidéo, écritures…
Le répertoire se dessine autour de trois axes forts, avec la contrebasse en son cœur : musique & danse, musique & lecture, musique & cinéma.
Les artistes proposent, ensemble ou individuellement, des résidences artistiques à destination de tous les publics : adultes, enfants, amateurs ou professionnels. Des moments intenses, qu’ils renouvellent et souhaitent prolonger lors de leurs créations.
En lien avec leur territoire ou d’autres territoires traversés, la compagnie porte également des projets avec les habitants, les associations…
Tous ces temps sont des passerelles entre les créations de Man’ok & Cie et les publics, tous les publics.
Web : https://www.manok.org
À L’Ébauche
17h30
Saraband
Danse, musique, voix / 40 min / Cie Silenda & Tant’amati
La Sarabande convoque une danse et une forme musicale. Sarabande signifie aussi confusion, vacarme ou chaos. Interdite par l’Inquisition d’Espagne, elle était considérée comme la danse enseignée par le diable aux sorcières au moment du sabbat. Ses formes musicales, presque ancestrales, font quant à elles partie d’un répertoire baroque et médiéval plus ancien, continuant à exister au sein des musiques contemporaines et modernes.
Elles ont le même âge, les mêmes racines toscanes, des parcours distincts « à la fois singuliers et communs ». Sérieusement turbulentes Laura Simi et Erika Zueneli arpentent l’histoire de jadis et d’aujourd’hui, enchevêtrent ses motifs dans un dialogue poétique et ludique.
Le motif de la sarabande a traversé les époques et leurs turbulences, du répertoire médiéval puis baroque aux musiques contemporaines, sans compter sa diabolisation par l’Inquisition. En synergie complice, les deux artistes cherchent dans Saraband “le surgissement d’une mémoire personnelle et collective, à la fois consciente et inconsciente”.
Dans une temporalité transversale – du lointain passé au présent vif, des souvenirs enfouis à leur résurgence – se déploie la mémoire des gestes et des corps. Corps poreux au réel, perméables aux rituels, où se nichent la familiarité des formes et la force des surprises.
Avec leurs silhouettes cousines – cheveux tirés, amples jupes à panier, tonalités assourdies de rouge et de bleu –, Erika Zueneli et Laura Simi esquissent un récit fait de traces, de passages, de dérives et de débords. Entre structure concrète et divagations entêtantes, une chambre d’échos, un espace de fougueuse liberté. M.Baudet
Conception et interprétation Laura Simi & Erika Zueneli
Scénographie lumineuse Sylvie Mélis
Assistante lumière Oriane Trably
Son, musique Perig Villerbu
Regard extérieur Louise De Bastier
Costumes Elisabeth Dallier et Sophie Ongaro sur une idée de Laura Simi
Remerciement Marina Nordera, historienne de la danse
Production : Olivier Poujol
Administration: Sabrina Oltmanns
Production : Silenda et Tant’amati asbl ( FR/ BE / IT)
Coproductions : Les Brigittines, Bruxelles (BE) ; CCNT-Centre Chorégraphique de Tours direction Thomas Lebrun dans le cadre de l’accueil studio (FR) ; Charleroi-Danse (BE) ; Chorège-CDCN de Falaise dans le cadre de Culture-Santé (FR) ; Cap-étoile Montreuil (FR) ; Arkanso cie-Festival Regards Dansants, en partenariat avec Le Trident Scène nationale de Cherbourg en Cotentin (FR)
Accueils en résidence : Les Brigittines, Bruxelles (BE) ; CCNT-Centre Chorégraphique de Tours direction Thomas Lebrun dans le cadre de l’accueil studio (FR) ; LCC-La Coopérative chorégraphique de Caen (FR) ; Cap-étoile Montreuil (FR) ; CFB-Centre Français de Berlin (DE) ; Le Studio 24 à Caen (FR)
Soutiens : La Région Normandie et la Ville de Caen. Ce projet a reçu l’aide au projet 2023 de la DRAC de Normandie et l’aide à la mobilité hors région de l’ODIA Normandie, le Département du Calvados. Avec l‘aide de la Fédération Wallonie – Bruxelles, Service Général de la Création artistique – Service de la danse Grand Studio Bruxelles.
Parcours Laura Simi & Erika Zueneli
Laura Simi a d’abord suivi une formation en danse classique, avant d’explorer d’autres formes de danse à l’école Centre Etudes Danse de Florence. Elle a étudié le répertoire classique et baroque, apprenant différentes techniques à Rome, Milan, en Allemagne et en Suisse. Elle est diplômée de l’Institut des arts de Florence en mode et costume de théâtre. Laura s’est formée aux États-Unis avec Martha Graham et Alvin Nikolais, et a travaillé à New York avec le chorégraphe Richard Haisma. Elle fait partie de la compagnie Imago à Florence, en Italie. Elle rencontre Kazuo Ohno à Venise, où elle participe à un atelier mémorable. La même année, elle s’installe en France et travaille avec Brigitte Asselineau, J-P. Perreault (Québec), Fattoumi/Lamoureux, Santiago Sempere et d’autres. Elle se forme avec Catherine Diverres et les membres de sa compagnie.
En 1993, Laura Simi et Damiano Foà fondent Silenda. Ils remportent plusieurs prix, dont celui de meilleur soliste au concours de Cagliari pour leur création Festina Lente, et le Grand Prix SACD des jeunes auteurs aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Bagnolet, Seine-Saint-Denis, pour Affrettati Lentamente. Silenda a participé trois fois à SKITE, un atelier international d’artistes créé par Jean-Marc Adolphe à Paris et à Lisbonne où ils rencontrent Meg Stuart, Alain Platel, Jocelyne Montpetit . En Normandie, Silenda et trois autres compagnies fondent la Coopérative Chorégraphique, un lieu dédié à la pratique de la danse installé au Sépulcre, à Caen, ainsi qu’un festival, Morpho. Pédagogue inventive elle enseigne et partage son expérience à des groupes différents de personnes , étudiants, enfants, danseurs, comédiens.
Erika Zueneli a suivi une formation classique à l’école Collins avec Antonietta Daviso. Plus tard, à New York, dans les écoles d’Alwin Nikolais et de Merce Cunningham en 1991. Parallèlement, en Italie, elle participe aux créations de la compagnie Imago (danse contemporaine), à celles d’Andrea Francalanci (danses de la Renaissance), ainsi qu’à diverses œuvres mises en scène par Luca Ronconi, Derek Jarman, Luciano Bussotti et Lindsay Kemp. Invité par Philippe Decouflé à participer à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Albertville en 1992, il arrive en France avant de partir pour la Belgique, où il participera jusqu’en 2004 à toutes les créations de Santiago Sempere, qui lui confie également la réalisation de projets pédagogiques. Il sera également interprète pour la Cie Josef Nadj, la Cie Silenda, le cirque Les Colporteurs, Kataline Patkaï… En Belgique, il rencontre la compagnie Mossoux-Bonté en 1995 avec laquelle il poursuit une longue collaboration sur plus d’une dizaine de créations. En 1998, elle entame une quête personnelle qui la mène aux solos Frêles Espérances et Ashes, et en 2000, elle crée l’Association l’Yeuse à Paris avec Olivier Renouf.Très active sur la scène belge, elle décide de fonder sa propre structure à Bruxelles en 2008, rebaptisée TantAmati en 2013.La création TANT’AMATI a été récompensée par le Prix de la Critique Théâtre et Danse 2013-2014 en Belgique. Landfall est la création récente également récompensée par le Prix de la Critique du Meilleur Spectacle en 2024.
À L’Ébauche
19h
Ludu du
Chant, musique, danse / 1h / Ludu du
Chant : Anna Duval Guennoc
Percussions et instrumentarium bricolé : Ivan Martin
Ludu du (les cendres noires / l’engrais en breton) interprète de manière minimaliste un répertoire traditionnel de basse Bretagne, souvent remanié ou agrémenté de compositions. Ils jouent en acoustique, dans un style assez brut, mêlant les gestes et la danse à la musique.
« On entend des voix, un entrelacs de voix, celle des choses, celle des animaux et celle des gens. Un patrimoine hors patrie, hors moine, un trésor plutôt -fait de morceaux de bois, de brindilles, de panses, de flûtes, de sabots que nos deux bambochards allument avec ferveur. On entend des corps, leurs corps joués, leurs corps voisés qui scandent des histoires d’amour, de folie et de mort, où souvent s’immisce la malice de celle ou celui qui n’a rien à perdre, de la vagabonde, du tire-au-flanc. La peau, les os, les objets secoués, les voix font corps avec l’écorce du jeté-là, participant d’une sagesse à dégonfler les outres, à se jouer de toute morale, à outrager la tradition, la pervertir, la remplacer par une toute neuve, une tradition du présent nu, débarrassé des oripeaux, des horribles drapeaux.
Résumons. Ludu du : duo de corps voisés, jouants et dansants, trouant le présent d’autant de chants qu’il en faut pour le rendre respirable. Ludu du suscite un concert de voix irrévérentes qui ranime notre rapport au monde, perce le présent emmitouflé d’histoires à incorporer. Les oreilles se débouchent, les membres se dégourdissent, les nœuds de la langue et du fond se défont. » Texte écrit par nom de pays
Parcours Anna Duval Guennoc et Ivan Martin
Ivan Martin est né à Quimper, il est parti des beaux arts d’Angoulême pour s’installer à Lille pendant 10 ans. A Lille, il rencontre des musiciens de la scène expérimentale et jazz. Il joue dans plusieurs formations : Prolapsus, Bonne humeur provisoire, Les Croisières Dolori, L’atelier d’éveil musicale du centre social Raymond Poulidor. Il devient membre actif du label musical Animal Biscuit. Il participe au collectif du Cagibi, atelier de micro édition d’où sont sorti de nombreux fanzines dessinés. En 2020, de retour en Bretagne, il fonde le duo Ludu du avec Anna Duval guennoc.
Anna Duval Guennoc est née à Rennes et prend racine dans le finistère au sein d’une famille bretonnante militante. En parallèle de son activité d’illustratrice scientifique (botanique), Anna chante le kan ha diskan (chants à danser des festoù noz ) avec sa cousine Isabelle Quéré. Avec Ivan Martin, elle fonde Ludu du pour faire entendre le répertoire des gwerzioù et sonioù (chants à écouter). En parallèle, elle perfectionne sa technique au conservatoire de musique de Brest dans un double cursus de chant lyrique et traditionnel. Elle participe au laboratoire d’improvisation vocale des Oratures en 2021 et crée en collectif le spectacle « Antres » en 2023 ( au coté de Pauline Weidmann, Maxime Canelli et Solenn Caroff ). En 2025, une nouvelle rencontre se crée autour d’un quatuor de voix nommé « Barbari » où fusionnent trois répertoires traditionnels : La Bretagne soutenue par elle-même, l’Occitan porté par Margaux Duseigneur et Laure Nonique-Desvergnes et le Flamenco par Niéves Caballero Espinosa.
Web : Lududu.bandcamp.com